Réécriture

Le plaisir coupable de s’imprimer une version brouillon simplement pour pouvoir user des petits signes de correction de typographie (on a les manques qu’on peut). Tout relire, tout, avec alors deux tentations :
- tout déchirer, brûler (dans la cheminée que l’appartement d’étudiante ne possède pas encore) et enterrer les cendres ;
- fermer les yeux et faire comme si tout allait bien.
Pour des raisons absolument pragmatiques (= la deadline est demain), le choix s’est orienté vers la seconde option. Vient alors l’heure de combler les trous, les “c’est facile, je le ferai plus tard”, les “bordel pourquoi je l’ai pas fait plus tôt, bon je le ferai plus tard” et les “je cède à la flemme de le faire et je supprime ou je complète enfin ?”.
Désagréable sensation que ce mémoire-ci ne sera JAMAIS terminé. Peut-être parce que le terrain ne s’est pas achevé, que je suis encore dedans, que j’aimerais encore un délai, que j’en apprends tous les jours et que c’est foutrement dommage que je ne puisse pas tout caser dedans.